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Histoire du Cap Sicié et de Six-Fours : 3 ) Le vieux Six-Fours

Histoire du Vieux Six-Fours 

Résumé d’après Six-Fours-les-plages de François Jouglas (1/4)

 

Vers 317-545, saint Cyprien étant Evêque de TOULON, la Provence fut rattachée au royaume d’AUSTRASIE, commandé par Clotaire, fils de Clovis. Deux soldats de l’armée d’occupation. qui avaient déserté, abjurèrent l’arianisme pour se faire baptiser sous les noms de MENDRIER et FLAVIEN. Ils vécurent dans la presqu’île de Cépet (qui était encore une île à cette époque) qui appartenait à SIX-FOURS. Ils furent assassinés par des pirates vers l’an 566.

En fait, dans la période de l’an 700 à l’an 1000, ce n’est qu’une suite de pillages : incursions des Sarrazins, suivies par les ravages des troupes de l’intérieur venant, soi-disant, délivrer le pays. Les terres sont abandonnées, la région est devenue inhabitable sauf dans les places-fortes appelées castrum, comme celle de SIX-FOURS.

La Provence s’est constituée en Royaume, sous le règne des BOZON, et la région de TOULON appartient aux Vicomtes de MARSEILLE. Les cités s’administrent par des consuls et sont, en fait, indépendantes.

Selon la tradition, dans les luttes incessantes contre les Sarrasins, les Six-Fournais eurent à livrer un combat en 950, à Malogineste, lieu qui se trouve sur la route allant de SIX-FOURS au BRUSC, et où un oratoire élevé en l’honneur de St-Pierre existe encore.

La fin des luttes contre les Sarrasins fut la prise, en 972, du Castrum du Fraxinet, dans les Maures, qui était leur siège principal sur la côte.

Nous arrivons ainsi aux environs de l’an 1000 et aux pre­mières apparitions du mot qui devint SIX-FOURS. Des documents du XIIème et XIIIème siècle nous montrent l’existence, sur la colline d’un castrum (bourg fermé et fortifié), d’une villa (village non fortifié), d’un castello (château fort) et d’une Paroisse.

Quel sens faut-il donner au nom du pays à cette époque « Sex furnos » ? (écrit « Sixfurnis » au XIIème siècle). Le sens littéral le plus proche est four (latin furnus) ; certains ont voulu y voir fort (latin fortis); d’autres, feu (latin focus).

La deuxième version, « fort », est explicable à condition de ne pas prendre le mot fort sous le sens de forteresse comme nous le voyons maintenant, mais simplement de « lieu fortifié », groupe de maisons ou quartier pouvant s’opposer à une attaque des Barbares ou des Sarrasins

Ces six lieux fortifiés seraient, d’après Jean DENANS, qui en 1708 a adopté cette version :

LE PEYRON, quartier au-dessus du cimetière actuel de La Seyne, où se trouvent les ruines de vieux moulins.

LE CROTON, quartier sur la route allant des Sablettes à Tamaris.

LE BRUSC : nous y connaissons une citadelle d’origine grecque.

LE CAP NEGRE, quartier entre la Condourière et la plage de Bonnegrâce.

LA LONE, quartier à la limite de Six-Fours, près de la Reppe.

Le sixième est SIX-FOURS, qui domine les cinq premiers, situés de 3 à 5 kilomètres de distance, trois pouvant défendre les attaques venant de l’ouest et deux du côté de l’est, SIX-FOURS, le point le plus fortifié, où nous avons vu qu’il a toujours dû exister un oppida, puis un castrum.

Dès le début du XIème siècle, sous l’administration des Comtes de Provence, SIX-FOURS est rattaché à la viguerie d’Hyères, qui est le centre d’une des quatre provinces judiciaires entre lesquelles vient d’être divisée la Provence.

De l’an 1000 à l’an 1156, Les Vicomtes de Marseille eurent des droits de seigneur sur certaines parties de SIX-FOURS ; toutefois, à partir de cette dernière date, ils sont éliminés au profit des seuls Abbés de St-Victor, qui resteront Seigneurs du lieu jusqu’à la Révolution.

En 1364, Jeanne devenue Reine de Naples et de Provence depuis 1343, vint à SIX-FOURS, dont elle fit réparer le château et les remparts.

Le rattachement de la Provence à la France en 1486 amena la prospérité dans la région de TOULON, grâce à la construction de navires de guerre dans un arsenal, de plus en plus important, qui fut construit dans cette ville.

C’est à partir de cette époque que nous verrons les Six­Fournais avoir une vocation de marins, ou s’orienter vers les travaux de constructions navales : charpentiers, calfats, etc...

En 1520-1530, apparaissent les actes d’acquisition par la Communauté, ou par de simples « manants et habitants », des premières terres cédées par les Abbés de St-Victor et Seigneurs de SIX-FOURS.

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